" Le chant chorale ou autres, c'est ma vie accompagnée de musique"
     

Je vais vous conter mes moments passés en chorales et chants de mon enfance. Tout d'abord, j'ai toujours aimé chanter malgré les temps difficile de la vie modeste ouvière. Toute petite, j'adorais écouter de la musique sur le vieux poste de TSF que mes parents avaient. C'était certainement une façon de voir la vie belle et ensoleillée. Certainement que la musique était pour moi comme des berceuses. Je me revoie assise en bout de table, les yeux fermés et la tête dans les mains pour mieux m'imprégner de la musique. C'était du classique même si je n'en savais pas qui en était l'auteur.

Quant aux chants, je me revoie allant faire les courses de maman et surtout le matin pour aller chercher le lait à la ferme. J'aimais cette solitude où je pouvais chanter en regardant le ciel où il y avait des oiseaux. Je les vois encore tous sur des fils électrique. Et ils chantaient à tue tête et je leur répondais en chantant ou en sifflant. Ce que j'aimais ces instants d'intimité avec mes oiseaux! J'avais une petite impasse sans pratiquement de maisons pour chanter à tue tête. En dehors des oiseaux, pour moi, tout était chant et musique, la pluie qui tombe sur les feuilles d'arbres montre une certaine mélodie, La nature est la plus belle harmonie à elle seule car il y a des chants différents pour former un orchestre.

A l'école j'étais la seule élève à chanter en solo car les autres avaient peur. Moi, un peu froussarde aussi, j'avais demander à la maîtresse que je chante derrière le tableau basculant pour ne pas me voir rougir. Mais je chantais, puis au fête de fin d'année j'adorais chanter et danser en mesure. Ce fût des moments chaleureux . Comme j'aimais ces fins d'années où l'on dansait sur scène en chantant. J'ai tout cela en souvenir. Puis je me revois, soit en tutu comme les petits rats, soit en Espagnol, soit en tunique avec une mélodie qui nous accompagnait et une grâce dans les mouvements de cette danse puis en habits provençaux en chantant.

Puis la où je travaillais durant mon adolescence, je chantais comme un petit piaf. Chez mes premiers patrons étant bonne ou fille de service comme vous voulez, je chantais beaucoup et ça plaisait aux patrons car j'aimais aussi mimer en chantant. A l'âge adulte, j'ai commencé de chanter dans les églises car pour moi ces chants sacrés me donnaient la chair de poule. Donc mes premières chorales étaient à l'église. Lorsque j'ai fait ma profession de foi comme tout le monde à l'époque, j'aimais chanter tous ces chants d'église. J'oublie, je chantais pour mes enfants aussi et pour les réunions de famille où j'enregistrais des K7 du Frédéric François, du Charles Aznavour et des chansons à textes comme dans le temps. Romantique le p'tit piaf.

Le chant me poursuivait comme une drogue. j'étais "Il" comme dans la chanson de Gérard Le Normand." Et il parle aux oiseaux au soleil et aux forêts." etc .... Ensuite, j'avais élargi mes chorales pour chanter des chants profanes et sacrés. C'était une merveille et je m'en donnais à chœur joie. Le chant était pour moi une libération de l'âme, c'était comme une drogue. Il fallait que je me trouve là où il fallait chanter. Mes chorales étant des chorales d'églises, rien ne nous empêchait de chanter du profane, bien au contraire.On se marrait surtout des chants Russes. Nous faisions de nombreux concerts surtout pour des œuvres humanitaires. Nous chantions pour le plaisir de chanter d'abord et pour faire passer aux gens un message d'amour et d'espoir, un peu de rêve ne faisait de mal à personne.

Toutes ces chorales étaient à Grenoble. J'en avait 4. Le lundi répétition, le jeudi répétition, le vendredi répétition et le samedi répétition. De plus le mardi des cours de théâtre. Où est ce temps passés à Grenoble pour chanter et faire le pitre avec les copines? Pas si loin, juste 4 ans.

A Annonay, j'ai deux chorales. Une profane qui s'appelle chœur fidèle et celle de la paroisse. Là aussi de très beaux concerts étaient donnés pour des œuvres humanitaires et pour les concerts de début ou fin d'année. Et le sont toujours. Voir la rubrique Chœur fidèle C'est assez différent qu'à Grenoble. Nous sommes pratiquement 130 choristes dans une ambiance très chaleureuse et conviviale. Le plaisir de chanter est ma vie, je respire chaque note, chaque chant comme une belle bouffée d'air. C'est un grand plaisir de se retrouver aux répétitions et aux concerts avec nos musiciens. Ils sont une dizaine. Lors de la générale, ils sont là pour la mise au point. Oui, c'est fabuleux! il y a des solistes et nous reprenons les refrains ou alors nos chants sont chantés à quatre pupitres. Une harmonie que nous devons à notre chef de chœur. De temps en temps nous avons aussi des karaokés où nous nous amusons bien. Voilà en gros ma vie avec le chant qui adouci bien des passages difficiles que la vie offre parfois.

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