" Dictons de Mai "  

Ce mois sera consacré après quelques dictons à une page d'histoire commémorant la fête du 1 er Mai !

Voici d'abord les dictons en vous souhaitant une bonne fête du 1 er Mai, un bon mois de Mai !

" Il ne se marie en Mai que les fous et les égarés "

Mai, mets ce qu'il te plait ---- Au mois de Mai il faudrait qu'il ne plût jamais. --- A la Saint-Honoré, s'il fait gelée, le vin diminue de moitié.

Après Sainte-Angèle le jardinier ne craint plus le gel. --- Le bon Saint-Boniface entre en brisant la glace. --- A la Saint-Bernadin, plus de gelée ne craint. --- Le jour de Saint Maximin s'embaume le jasmin.

Mai, un mois pleins de fêtes dont celui des mamans ! Même s'il n'ait pas besoin d'attendre ce jour pour dire aux mamans " Je t'aime "!

Bonne fête à toutes les mamans !

Page d'histoire !

1 er mai 1891 : La fusillade de Fourmies ( 59 ) FRANCE

Fait marquant de l'histoire de la ville et des luttes sociales du XIX ème siècle .

Les causes

Détèrioration de la situation économique ---Mauvaises conditions de travail : " Nous travaillons 12 heures par jour pour des salaire de misère, nous crevons de fatigue, de maladie, nos enfants ont faim..." " C'est bientôt le 1 er mai , jour des prolétaires, il faudra mettre sur le papier toutes nos revendications ".

1 er Mai, jour de lutte ouvrière

En hommage aux travailleurs Américains, pendus, à Chicago en 1886 après la grêve sanglante, les travailleurs Français décident de faire du 1 er Mai un jour de lutte ouvrière. Les patrons s'inquiètent, ils ont demandé au maire de faire venir les troupes, et le 30 Avril font plaquarder un avis à la porte des usines : " Avis : à l'unanimité sauf un seul , tous les chefs d'établissements de la région de Fourmies, ont décidé qu'on travaillerait le 1 er Mai comme les autres jours, tout mouvement contraire sera sévèrement réprimé. les ouvriers sont avisés verbalement que ceux qui manqueraient le 1 er Mai au travail, seraient renvoyés irrémédiablement. "

La journée du 1 er Mai 1891 à Fourmies

Tôt le matin, dès l'entrée des usines, des orateurs appellent les ouvriers à débrayer. Devant la " Sans Pareille " des incidents ont lieu, les gendarmes à cheval foncent sur la foule, des femmes et des enfants sont renversés, quelques grêvistes sont arrêtés.

Vers 6 heures, quelques centaines d'ouvriers, des femmes, des enfants se trouvent devant la mairie : Des slogants montent : " C'est 8 heures qu'il nous faut, libérez nos hommes : Vive la sociale ". Avec des pierres prises sur un chantier voisin, ils bombardent les gendarmes desquels ils sont séparés par des centaines de soldats, des fantassins reçoivent des pierres. Six heures un quart, le ton monte.

Chapput qui commande la troupe s'irrite, un commandement sec " FEU " , le nouveau fusil " LEBEL " entre en action. La foule un instant surprise se disperse en tous sens. Les balles meurtrières frappent les manifestants sous les porches dans les rues adjacentes, dans les estaminets ; personne n'est intervenu.

40 hommes, femmes et enfants gisent sur le pavé, 9 d'entre eux sont morts. des jeunes de 11 à 20 ans et un bébé de 8 mois.

Dans toute la France gagne l'émotion et la colère. Pour la première fois depuis 20 ans, la troupe a tiré sur des travailleurs. Tandis qu'à Fourmies, 25 000 personnes font d'imposantes funérailles, Clémenceau intervient à la chambre des députés...........

Directeur de publication Marc GOUJARD !

Si un jour vous allez à Fourmies, vous y visiterez un écomusée qui retrace la vie des Fourmisiens et Fourmisiennes dans son ensemble des époques du XIX ème siècle et début du XX éme, puis la page d'histoire décrite si dessus fait partie de cet écomusée.

Au mois de juin

Retour aux pages précédentes  1  2  3  4  5 Suivant Juin  Retour aux voeux

Page d'accueil   Sommaire  Retour aux écrits vécus et inspirés

Haut de page